Cuma de Loir-Authion (49): des boîtiers connectés pour faciliter le travail du trésorier

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Après trois mois et demi de test des boîtiers connectés Karnott, la cuma de Loir-Authion témoigne.

Plusieurs boitiers Karnott ont été installés du mois de juillet au mois d’octobre 2018 pour suivre l’activité de l’ensileuse et des plateaux à fourrages de la cuma. Stéphane Diard, responsable de la cuma, a répondu à quelques questions.

Pourquoi votre cuma s’est intéressée aux boîtiers connectés ?

Nous souhaitons simplifier le travail du trésorier. Nous avons une cinquantaine de matériels sans hangar. Les différents équipements étant répartis chez les adhérents, la récupération des carnets au moment de la facturation s’avère souvent fastidieuse.
Dans un second temps, il est vrai que ce type de dispositif permet de pallier à certaines fraudes éventuelles, mais il s’agit ici d’une motivation secondaire.

Après ces trois mois de test, êtes-vous satisfaits par la solution ?

La solution est relativement simple à prendre en main : une fois le boîtier posé, on ne s’en occupe plus ! Aucune intervention n’est nécessaire.
Étant aimanté, il est simple à mettre en place. Il faut juste bien s’assurer de le mettre sur une surface plate. Nous avions fait l’erreur de l’avoir mis sur une flèche du plateau un peu gondolée et il avait tendance à glisser. Toutefois, les boîtiers disposent de capteurs d’arrachement qui sont bien pratiques.
La précision des données est suffisamment bonne pour la facturation. La géolocalisation est satisfaisante également.
Enfin, la plateforme internet est intuitive. Il faut parfois chercher un peu mais elle reste facile à prendre en main.

Nous avons parfois eu des retours concernant la faible autonomie des batteries. Avez-vous rencontré le même problème ?

Nous n’avons effectué qu’un rechargement le 10 août. Le boîtier a ensuite tenu jusqu’à la fin de la période d’essai, malgré une utilisation intensive puisqu’il était installé sur l’ensileuse (utilisation quotidienne).
Qui plus est, nous recevons un mail lorsque la batterie est à 20%, ce qui nous laisse le temps de s’organiser pour récupérer le boîtier et le charger.

Certaines cuma ont rencontré des difficultés lors de l’enregistrement du parcellaire (importation du fichier TelePac). Comment cela s’est déroulé pour votre cuma ?

Nous n’avons pas rencontré de problème particulier lors de l’importation du fichier TelePac car nous avons suivi seulement deux exploitations pour ce test. Cependant, en regardant les données, nous nous sommes aperçu qu’une des parcelles n’était pas enregistrée. Cela n’a pas posé de problème car nous avons pu réaffecter les données a posteriori en définissant les limites de la parcelle directement sur la plateforme. Nous pouvons donc enregistrer le parcellaire de plusieurs manières.

Lors de ce test, avez-vous été accompagné par Karnott ?

Oui. A l’installation, Karnott a organisé une web conférence pour nous guider dans la prise en main. Ils mettent également à disposition des tutos. Globalement, le suivi des intervenants Karnott est bon.

Pour vous, quelles sont les utilisations possibles pour les cuma concernant ces boîtiers connectés ?

Dans un premier temps, ils peuvent simplifier la facturation. L’intérêt principal est d’avoir un outil simple d’utilisation et fiable.
Dans un deuxième temps, nous pouvons sûrement trouver d’autres valorisations (mais cela se fera au fur et à mesure de l’utilisation). Nous avons sûrement des choses à travailler pour valoriser la géolocalisation.
D’une manière générale, toutes les cuma n’ont pas les mêmes besoins et auront donc des utilisations et des valorisations différentes de ce type de boîtier.

Avez-vous noté des points de vigilance intéressant à partager pour de futurs utilisateurs ?

Une de nos craintes concernant ce dispositif concerne le fait que tout risque de reposer sur les épaules d’une seule personne : réalisation des saisies, vérification et validation des opérations et ce pour tous les adhérents. Il y a certes un gain de temps, mais cela entraîne de nouvelles responsabilités à bien définir.

Pour finir, quelles améliorations verriez-vous pour ce type de boîtiers ?

Nous sommes demandeurs d’options permettant de s’adapter aux cas particuliers :
  • Comment faire quand le matériel ne rentre pas dans la parcelle (lors de l’utilisation d’une remorque pour aller chercher du grain par exemple) ?
  • Comment fait-on lorsqu’il y a eu une vente sur pied ou un échange de parcelle ? Cela arrive souvent par ici car plusieurs exploitations font du maïs semence.

Des tests en "conditions réelles cuma"


Le réseau cuma Ouest teste actuellement plusieurs boîtiers connectés et accompagne quelques cuma dans l'installation des boîtiers sur les matériels, l'activation des services des interfaces Web dédiées et la valorisation des données récoltées. L'objectif : comprendre comment les cuma peuvent s'approprier ces nouveaux outils.

Plus d'informations : 


Photo : Karnott
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