Cuma de désilage : « on ne reviendrait pas en arrière »
Les Cuma de désilage du département se sont retrouvés durant une journée pour parler de leurs expériences et échanger sur leurs pratiques. Un constat : personne ne regrette ce mode d’organisation.
Les Cuma de désilage du département de Loire atlantique se sont réunies au cours d’une journée pour échanger sur leurs pratiques et faire un bilan d’étape sur leur mode fonctionnement. On constate des différences importantes entre ces groupes : Leur taille varie de trois à onze exploitations et les litrages de deux à quatre millions de litres. Les distances parcourues chaque jour sont de cinq à trente cinq kilomètres. La conduite est assurée par un salarié dans la majorité des cas. Seule une Cuma assure la conduite par ses adhérents. La question épineuse de la pérennité des postes de salariés est aussi variable. Une Cuma est presque obligée de rechercher un nouveau chauffeur chaque année, alors qu’une autre va bientôt fêter les dix ans du salarié sur ce poste. Les capacités des machines varient de 12 à 17 m3. Le renouvellement des machines intervient le plus souvent au bout de quatre ou cinq années. Les prix de revient aux 1000 litres peuvent aller de 12€ à 19€. Les systèmes de facturation intègrent le plus souvent une quota part au litrage et une autre au temps de distribution. L’évolution des groupes repose sur une augmentation des quotas d’adhérents ou l’intégration de nouvelles exploitations. Aucun groupe n’a perdu d’adhérents depuis la mise en route du service. Le point fort de ce service repose sur la délégation d’une astreinte pour les éleveurs et la maîtrise des rations. La fragilité du système concerne la pérennité des postes de salariés et la gestion des remplacements durant les congés ou imprévus.
Par contre, un constat général, tous les responsables l’affirment, ils ne reviendraient pas en arrière.
Marc AUREJAC.


