Charte Cuma « Jeunes »
Ils ont des modes d’organisation différents et pourtant le résultat est le même : la Cuma permet bien de réduire les charges, mais elle est autant un lieu d’échanges, d‘écoute et de soutien. Un rôle fondamental pour des jeunes qui s’installent.
La Cuma a remplacé le café du coin
« 52 semaines et 52 réunions de Cuma tous les lundi matin de 11h30 à 12h30, rien de tel pour créer du lien et organiser les chantiers ». Michel Béziaud, trésorier de la Cuma du Muguet à Maumusson résume ainsi en quelques mots l’état d’esprit de leur groupe lorsqu’on lui pose la question du rôle de la Cuma auprès des exploitations et des jeunes en particulier. Et les résultats sont probants : les trois tracteurs de la Cuma ont réalisé prés de 1 000 heures chacun entre neuf exploitations et sans salarié. Pour Tony Luais, jeune installé la Cuma est comme une famille : « je ne me suis pas posé la question d’adhérer ou pas, l’efficacité de nos groupes tracteurs est démontré et c’est la volonté de chacun qui le permet ». Du côté de la Cuma des Forêts à Pannecé, le discours est le même, mais pour des raisons différentes. « Chez nous, les adhérents sont particulièrement satisfaits de la qualité de service que rend la Cuma grâce aux deux salariés » affirme Michel Perray, administrateur de la Cuma et du secteur. « Mais il faut quand même faire attention à certains jeunes qui s’installent et ne voient pas tout de suite le rôle fédérateur que représente la Cuma sur la commune et qui, pour quelques euros sont prêts à remettre en cause certaines dynamiques. C’est pourquoi il faut se retrouver et discuter pour en être conscient». La charte Cuma doit y contribuer.
Marc AUREJAC


