Dans la Manche, on apprivoise la barre d’effarouchement
Ce n’est pour l’instant qu’un prototype mais, au nom de la biodiversité, on teste dans la Manche une barre d’effarouchement. Objectif : sauver couvées de perdrix et faisans, nichées de lièvres, faons...
Marc Lecoustey (agriculteur à Le Plessis-Lastelle dans la Manche) reconnaît que faucher ou ensiler provoque des dommages collatéraux sur les populations de gibiers, gros et petits. “Tous les ans, on flingue des petits chevreuils dans les ensilages d’herbe et ça ne fait plaisir à personne”. Encore ne s’agit-il là que du côté visible, car concernant un perdreau ou un levreau, l’incident passe souvent inaperçu.
Provoquer la fuite du gibier
“Ce n’est pas l’image que l’on souhaite donner du métier d’agriculteur”. Marc Lecoustey évoque le sujet de la biodiversité et de sa préservation coiffé d’une triple casquette. Tout d’abord en tant qu’élu Chambre d’Agriculture, actrice du dossier. En tant que responsable de la FD CUMA, un réseau où l’on partage du matériel (dont de nombreuses faucheuses) mais aussi des valeurs et des idées. Enfin en tant que chasseur qui, comme tout bon chasseur, est sensible à la gestion des ressources cynégétiques.



