L’agriculture de précision : un levier pour développer le désherbage mécanique

Le GPS RTK pour un binage précis sur cultures à écartements inter-rang faibles (céréales,...)

Dans la maîtrise du salissement des cultures, le désherbage mécanique est une solution pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, notamment des herbicides.

Pour une efficacité satisfaisante et durable, le désherbage mécanique doit s’intégrer à une stratégie agronomique globale de lutte contre les adventices :

-        Rotations (Diversité avec cycles différents,  têtes nettoyantes, …)

-        Couverture du sol (cultures et variétés couvrantes, association de cultures, cultures intermédiaires, …)

-        Travail du sol (déchaumages, labour, faux semis, …)

-        Semis (date, densité, profondeur, …)

-        Gestion stock semencier (éviter la montée en graine, fauchage des bords de champs, nettoyage des outils à la parcelle,…)

 

Trois matériels de désherbage mécanique existent :

 

-        La herse étrille

-        La houe rotative

-        La bineuse

 

Biner nécessite de la précision

La herse étrille et la houe rotative font du désherbage en plein, c’est dire aussi bien sur l’inter-rang que sur le rang de la culture. Elles ne demandent pas de précision et de concentration, mais la période d’intervention est faible (adventices et cultures jeunes, conditions pédoclimatiques favorables). Par contre la bineuse, qui désherbe l’inter-rang, demande une concentration du chauffeur et une précision de réalisation.

Le binage avec une bineuse simple est très exigeant et présente des difficultés :

-        Faible débit de chantier

-        Fatigue du chauffeur

-        Difficile de passer sur cultures à faible écartement inter rang

Afin de dépasser ces difficultés, les constructeurs ont mis au point des systèmes d’autopilotage de la bineuse :

-        Traceur de sol

-        Les palpeurs de rang

-        Capteur optique

Capteur optique sur maïs

-        Caméra

 Bineuse équipée d’une caméra

Cependant ces différents systèmes d’autopilotage s’avèrent coûteux et non polyvalents (s’utilisent seulement pour le binage) :

-        Bineuse 6 rangs simple è 7500 à 12000 € avec repliage manuel

-        Capteur optique è environ 6000 €

-        Caméra è à partir de 6000 €

 

Grâce à ces systèmes d’autoguidage, le binage du maïs s’est peu à peu répandu. Mais le binage de cultures céréalières est peut pratiqué, car le faible écartement inter-rang demande une grande précision.

 

Autoguidage via GPS RTK : Polyvalence et répétabilité

Depuis quelques années, les systèmes de guidage par GPS des automoteurs (tracteurs, ensileuses, moissonneuses) se sont largement répandus car ils présentent de réels intérêts techniques et économiques.

La majorité des solutions GPS existantes (EGNOS, Omnistar, SF1, SF2…) permettent d'obtenir une précision atteignant quelques centimètres. Dès lors qu'il s'agit de faciliter la conduite dans l'utilisation lors d’opérations telles que le déchaumage, l'épandage de fumier, la fauche d’herbe…, cette précision est largement suffisante.

Par contre, aucune de ces solutions ne permet d’assurer la répétabilité dans le temps. Ainsi, pour retrouver ses passages, sur une même parcelle, le chauffeur doit à chaque intervention refaire une ligne de référence. Cela se révèle très contraignant et génère fréquemment des erreurs.

Il existe aujourd’hui sur le marché le signal GPS RTK (Real Time Kinematic) qui autorise une précision centimétrique stable dans le temps (à plusieurs mois d’intervalle).

Couplé à un système d'autoguidage du tracteur, le GPS RTK est adaptable à un panel large de matériels et répond aux exigences du binage. Il offre la possibilité de revenir lors du binage exactement au même endroit que lors du semis.

 

Le GPS RTK, comment cela fonctionne ?

La correction du positionnement GPS est émise par une balise fixe (ou station) dont les coordonnées exactes sont connues avec un signal radio basse fréquence vers l’antenne de réception du tracteur. Le signal est transmit via une console au système d’autoguidage du tracteur. Le chauffeur n’a pas intervenir, l’autoguidage maîtrise la trajectoire du tracteur. Pour ne pas perdre de la précision du signal RTK, L’autoguidage hydraulique du tracteur est conseillé plutôt qu’un moteur électrique.

Trois systèmes possibles :

  • Avoir sa propre balise RTK (ou au sein de la cuma): rayonnement limité à une dizaine de kilomètres et coût de la balise élevé (environ 10 000 €).

Balise RTK

 

 

  • Adhérer à un réseau de maillage de balise RTK (proposé par des coopératives et des concessionnaires), si un maillage existe sur le territoire.

 

Maillage balise

 

  • Utiliser un réseau RTK temps réel qui transmet les corrections par téléphonie mobile (signaux Gsm/Gprs. Il faut avoir un modem dans le tracteur et un système de guidage compatible. Le bon fonctionnement dépend de la couverture Gprs.

 RTK par téléphone

 

Pour plus d’informations : FRcuma Ouest, Stéphane Volant 02 99 54 63 15

Avec le soutien financier :

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