Un rail de chemin de fer désherbe les pommes de terre

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Un rail de chamin de fer desherbe les pommes de terre
Marie-Pierre Bourglan exploitante en cultures céréalières et légumes en bio, à Saint-Yvi (29), a trouvé une solution mécanique peu couteuse pour désherber ses pommes de terre : un rail de chemin de fer positionné sur le chargeur à l’avant du tracteur.
Pour Marie-Pierre Bourglan, en agriculture Biologique depuis 13 ans, il faut privilégier les interventions précoces. Les adventices au stade plantule sont plus faciles à détruire. Pour toutes ces cultures, l’agricultrice combine la herse étrille, la houe rotative et la bineuse avec doigts Kress de la cuma du Plateau à Saint-Yvi.
 
Mais pour la pomme de terre c’est plus compliqué. Il faut conserver les buttes, et ne pas mettre à jour les pommes de terre. L’intervention précoce est donc privilégiée. Le passage d’un ancien rail de chemin de fer avant la levée, pour lisser la terre, avec un « re-buttage » à l’arrière a été pratique cette année avec un succès.
Butteuse à pommes de terre
Le rail de chemin de fer est tenu par des chaînes sur le chargeur à l’avant du tracteur. Ce rail étale la terre des buttes sur toute la largeur de travail (2 rangs) et casse le développement des adventices. Une butteuse, attelée à l’arrière reforme les billons. La terre est fraîche, aucune adventice n’échappe au « scalp » effectué par le rail. La position de ce dernier est importante pour faire un travail de qualité.
Champs de pommes de terre
Avec une intervention faite 18 jours après la plantation, les pommes de terre ne sont pas touchées. Par contre, pour le second passage, effectué 8 jours après, soit 28 jours après la plantation, c’est plus compliqué car les pommes de terre sont plus proches de la sortie.
Marie-Pierre Bourglan met en avant la simplicité d’utilisation et le coût faible (principalement lié au temps de travail de 0.8 ha/heure environ). La technique est efficace sur jeunes plantules, et le stock d’adventice est considérablement réduit.
 « Au final, ma parcelle était plus propre et le rendement supérieur, je renouvellerai forcément » conclut l’agricultrice.

 
Alain Laurec
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