Les objets connectés aux champs

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En agriculture, le développement des technologies d’acquisition massive de données, des capacités de stockage et de traitement informatique, accessibles par des réseaux de communication crée un nouveau “gisement” : le “Big Data” agricole. Cela rend possible la création de nouveaux services et outils d’aide à la décision (OAD) afin d’améliorer la précision et la pertinence des interventions ou encore le suivi des équipements agricoles.

L’acquisition de la donnée est essentielle dans ce processus vers davantage de précision. Pour cela, un nombre croissant de capteurs et d’objets connectés, fixes ou mobiles sont déjà proposés, en France et à l’étranger, par de nombreuses sociétés, y compris des start-up. On parle de l’Internet des Objets (IoT).
En travaillant directement avec des utilisateurs de terrain (agriculteurs et salariés agricoles), ces sociétés doivent être en mesure d’identifier des besoins de mesure et ensuite de proposer et développer des capteurs adaptés.

Un capteur connecté se compose :
  • D’une sonde qui transforme une grandeur physique (température, hygrométrie mais aussi mouvement) en impulsion électrique,
  • D’une source d’énergie (batterie ou panneaux solaires pour travailler sans réseau électrique),
  • D’un module de communication sans fil : la mise en œuvre d’objets connectés suppose l’existence de couvertures haut débit (3G/4G) ou bas débit (LoRa, SigFox)l.
 
Plusieurs capteurs, parfois jusqu’à une cinquantaine sur une station météo élaborée, peuvent être combinés dans un seul appareil.
Les informations captées doivent être valorisées et retraitées pour une bonne lisibilité par l’agriculteur, qui peut y accéder depuis son smartphone ou un ordinateur. Les applications et utilisations possibles sont infinies : planifier un chantier d’ensilage en fonction des différences de maturité du maïs dans les parcelles, irriguer à la bonne dose, au bon endroit et au bon moment, anticiper les traitements phytosanitaires en fonction des conditions climatiques locales et des modèles de prévision des risques maladies et parasites...
Mathématiciens, informaticiens, agronomes, spécialistes des sciences de gestion, doivent coopérer pour valoriser ces données.
Si elles ne dispensent pas l’observation des parcelles, les informations fournies par ces outils sont autant d’aides pour la prise de décision : un nouveau regard sur vos champs.


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