La Cité de l'objet connecté : “pour passer le plus vite possible de l’idée à la fabrication”

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Située à Saint-Sylvain-d'Anjou, près d'Angers, la Cité de l'objet connecté est une usine d'un nouveau genre.
Située à Saint-Sylvain-d'Anjou, près d'Angers, la Cité de l'objet connecté est une usine d'un nouveau genre. Il s'agit d'un accélérateur industriel dédié aux objets connectés. Un accélérateur industriel ? Un lieu, des équipements et des compétences dont l’objectif est de faciliter le développement et la mise sur le marché d'innovations liées aux objets connectés. A l’occasion du séminaire du réseau fédératif les 20 et 21 septembre, un groupe de 10 salariés a pu visiter ce lieu unique en Europe.

Des équipements, des compétences, des services...

Disposer en un même lieu de l’ensemble des équipements hi-tech (conception 3D, électronique, hardware et software, plasturgie, mécanique et design) et des compétences nécessaires à la conception d’objets intelligents, permet à la Cité de proposer différents services aux porteurs de projets. Ces porteurs de projets, ce sont des start-up, des PME ou encore des grands groupes.
 

Au delà du fablab !

La Cité de l'objet connecté c’est un peu un fablab. Les fablabs ? Ce sont des lieux accessibles à tous où se partagent “librement” mais pas forcément gratuitement des espaces, des machines, des compétences et des savoirs. Bien souvent on y trouve des logiciels des conception, des imprimantes 3D et autres outils de prototypage. Plusieurs centaines de fablabs sont recensés à travers la France : http://www.makery.info/labs-map/
 
La Cité de l'objet connecté, ça ressemble beaucoup à un fablab mais il y a plusieurs différences notables. Tout d’abord, les innovations qui y sont développées sont “propriétaires”. Cela signifie que les projets  appartiennent à leurs initiateurs. Autre différence, les conseils, services et l’utilisation des machines sont payants. 
Par ailleurs, le parc de machines hi-tech y est bien plus sophistiqué et onéreux : plusieurs millions d’euros ont été investis. Cela permet de correspondre aux différents stades d'évolution d'un projet.Il s'agit d'aller au delà du prototype et de permettre la pré-série puis la mise en production.
Cité de l'Objet connecté - hall machines

 

 
Responsable Marketing et Communication, Emmanuelle Leclerc  nous a guidés dans la visite des lieux. Pour illustrer ses propos, elle s’est basée sur la “success story” de la Love Box, un des projets qui a vu le jour à la Cité.
Cité de l'Objet connecté - lovebox

En plus de l'hébergement technique, la cité peut aussi faciliter la mise en contact avec des distributeurs et des investisseurs. Le mot d’ordre : “Passer le plus vite possible de l’idée à la fabrication”.

 

Des actionnaires privés

Initiée dans le cadre du plan de la "Nouvelle France industrielle" lancé par le gouvernement en 2013 et soutenu par la Région des Pays de la Loire et l'État, la Cité de l'objet connecté est une structure privée. Elle s'est construite autour de 18 actionnaires dont Eolane, groupe d'électronique angevin, de grands opérateurs de télécommunication (Orange et Bouygues), de grandes entreprises (Air Liquide,Harmonie Mutuelle,Enedis, …).
 

Une rencontre pour bien comprendre la révolution de l’IoT

Les objets connectés - ou IoT en anglais pour Internet of Things -  pour le réseau cuma c’est nouveau mais pas tant que ça. En effet, les boitiers suiveurs sur matériels se diffusent progressivement depuis plusieurs mois.
Cette visite nous a permis de mieux comprendre tout ce qui se cache derrière l’élaboration d’un objet connecté, de décrypter le vocabulaire, les problématiques. Par exemple, lors des tests de boîtiers connectés sur matériels en cuma, nous avons fréquemment rencontré des délais de livraison importants. Emmanuelle Leclerc nous explique que “les problèmes de disponibilité de composants électroniques sont récurrents. Les fournisseurs ont tendance à jouer sur la “rareté” pour maintenir des prix élevés.”
 
En agriculture, au delà du matériel, l’IoT c’est déjà une réalité sur le terrain : sondes d’humidité dans le sol, capteurs de niveau, stations météo au champ ou même vaches connectées, les cas d’utilisation sont nombreux. 
La véritable question est de savoir “comment développer des solutions utilisant des objets connectés au service des cuma. A présent, nous devons être acteurs et pas suiveurs !”

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