Autoguidage GPS à la cuma La Rouillacaise (22)

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Tracteur equipé de GPS RTK
Grâce au GPS, l'autoguidage, le tracteur est sur pilote automatique ! Le chauffeur peut lâcher le volant et continuer à avancer, le tracteur restera sur la bonne trajectoire. A la cuma « la Rouillacaise (22), en 2010, lors du renouvellement du tracteur de tête, un John Deere 8100, les adhérents sont intéressés par son remplaçant : le 8245R. Une particularité de ce modèle : son pré-équipement de série pour l'autoguidage intervenant directement sur la direction hydraulique du tracteur. Cinq ans plus tard, Stéphane Nogues, président de la cuma fait le point sur l'autoguidage par GPS ... Propos recueillis par Malo Letonturier (Fédération des cuma Bretagne Ille Armor) et Stéphane Volant (FRcuma Ouest) auprès de Stéphane Nogues, président de la cuma la Rouillacaise (22)


La cuma La Rouillacaise en chiffres

• 25 adhérents,
• large palette d’activités,
• 500000 € de chiffre d’affaires,
• 3 salariés permanents - plutôt polyvalents - certains adhérents font également de la conduite de matériel pour la cuma
• 4 tracteurs de forte puissance
• 2 moissonneuses (cx 8070 Lexion  540 Claas)
• l’ensilage se fait en intercuma avec la cuma de Broons

Témoignage de Stéphane Nogues

Comment le GPS est il arrivé à la cuma ?

En 2010, lors du renouvellement du tracteur de tête, les adhérents étaient intéressés par le John Deere 8245R : un modèle pré-équipé d’un autoguidage GPS hydraulique (valeur  7000€). Pour le valoriser, nous avons investi 10000 € supplémentaires pour une antenne de réception, une console et un second volant électrique. Amovible, ce volant permet d’adapter le dispositif sur n'importe quel autre automoteur. Le signal de correction est le SF1 de John Deere : gratuit, sans abonnement.

Quelle étaient les motivations  ?

Il s’agissait de maîtriser la qualité d’épandage du lisier. La cuma épand le lisier avec une tonne 20000 litres équipée d’une rampe pendillard de 16m. L'autoguidage évite de faire des manques ou des doublons. Ensuite, nous avons aussi semé des céréales.

La précision du SF1 est suffisante pour les semis ?

Pour les céréales, par rapport à la “conduite manuelle”, le travail est facilité et de meilleure qualité. L’erreur maximale annoncée du SF1 est 20 cm. En pratique, c’est toujours beaucoup mieux.

Depuis d’autres équipements ont suivis ?

En 2014, la cuma a acquis un deuxième dispositif d’autoguidage pour un tracteur Deutz 7230. Cette fois, la correction se fait via EGNOS, équivalent au SF1 en terme de précision et de prix.

Envisagez vous plus de précision avec le GPS RTK ?

Pour l’instant, le RTK n’est pas en discussion. Quelques adhérents pratiquent le strip-till en combiné. Au point de vue agronomique, l’idéal serait le travail en 2 passages. Le RTK permettant revenir exactement sur la même ligne serait une aide précieuse.
A la cuma, nous ne faisons pas de semis de maïs, ni de binage mais ce n’est pas exclu à terme. Là aussi le RTK permettrait de garantir la qualité et la productivité du chantier.

Existe t’il d’autres dispositifs ?

Plusieurs adhérents sont équipés (en individuel) de pulvérisateurs à coupure de tronçons et de distributeurs d’engrais permettant d’éviter les recouvrements. Ces travaux sont réalisés à l’aide de barre de guidage : le chauffeur conduit le tracteur mais la gestion des tronçons du pulvérisateur est automatique grâce au GPS.

Envisagez vous la modulation de la fertilisation ?

Mon parcellaire est réellement hétérogène. Abonné Farmstar depuis 3 ans, je constate que, dans une même parcelle, lors du troisième apport, les besoins en azote peuvent varier de 30 à 90 unités. Pour l’instant, c’est la préconisation moyenne qui est appliquée. Moduler en fonction des besoins réels serait un réel plus.

Grâce au GPS, lors des récoltes, vous souhaitez cartographier les rendements ?

Au niveau de la Coop de Broons, je fais partie d’un groupe d’agriculteurs utilisateurs de techniques de précision. Il s’agit d’acquérir des compétences, des résultats, de les partager ensuite. Un des objectifs est de moduler doses de semis, de fertilisants en fonction du potentiel.

Tout cela à un coût ?

L’investissement initial parait élevé mais il faut relativiser ! Ces investissements ce sont des gains d’intrants, de carburant et de temps que nous n’avons pas chiffrés.
C’est aussi du confort pour les chauffeurs, de la qualité de travail, davantage de services.

Un conseil à donner ?

Il faut absolument se poser la question de l’autoguidage au moment du renouvellement d’un tracteur en cuma ! La question est d’autant plus justifiée grâce à des équipements plus accessibles économiquement.

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